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L’hypertexte ne pense pas

janvier 14, 2008
Transformation_technologie_dsignationEcrire philosophiquement sur hypertexte est impossible.Car la numérisation programmée des énoncés pour écrire est dès l’abord une perte de sens; une perte de mémoire où toute intention théorétique, avant même le commencement, est vaine. Point n’est besoin d’aller le vérifier dans le Phèdre de Platon ou chez Husserl pour lequel le calcul détruit la mémoire des intuitions eidétiques fondatrices de toute scientificité établie: de toute façon, la programmation est maintenant le trait essentiel de la technique. Tout le possible – et donc l’impossible pour rester dans le même genre, à savoir celui de la possibilité -  est entièrement déterminé par l’appareillage technique de notre condition.Reste l’in-imaginable; ce qu’on n’image pas. Ce qui vient sans qu’aucune anticipation n’ait été envisagée. La seule voie par laquelle le dispositif technologique existant soit capable de dépasser la sphère des possibles que nous imaginons: là, l’approche de la technique en termes de fins et de moyens ne suffit plus (Aristote). Celle qui consiste, comme chez Heidegger, à la penser en termes de dévoilement non plus. Elle devient matière à réfléchir sur la transformation qu’elle accomplit, sur les schèmes métaboliques qui désignent la technologie comme une pro-duction.

Nous ne saisirons totalement le sens de la tekhnè que dans la métabole, dans l’au-delà du jet et de la chute qui est sa forme la plus voulue…

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