
L’avenir de la déconstruction
mars 9, 2008
Plus le texte est respecté et fait autorité, plus la nécessité de sa canonisation, et donc de son commentaire idôlatre, s’impose. Inversement, moins d’autorité au texte (religieuse, social-étatique, littéraire) implique une relativisation de sa notion, et donc des analyses théoriques le considérant comme unifié. L’hypertexte représenterait dans ce schéma une phase où le texte qu’il comprend aurait beaucoup perdu de sa pertinence, de sa force de loi, pouvant aller jusqu’à s’exténuer sur le réseau ouvert…
Cela dit, si maintenant la culture du Commentaire se perd – après avoir été si déterminante à l’Epoque de la déconstruction si attachée à l’autorité du texte commenté au point qu’elle cherche à sortir de la Métaphysique n’ayant pas prêtée une attention suffisante à la lettre, au graphein et à la trace (seulement capable de s’en remettre selon Derrida à la Parole, à la Voix, à la Présence) – il n’en demeure pas moins que l’activité rhétorique devient aujourd’hui essentielle…
Car l’analyse de la construction et composition des textes (rhétorique) ne correspond pas a priori à la Technique du commentaire. Le commentaire canonise, la rhétorique disséque: elle s’applique à distinguer les genres, les structures sémantiques, narratives, prosodiques: elle n’accorde plus au texte l’unité à laquelle originairement il prétend.
La rhétorique finit par mettre le Texte en lambeaux…
