Si les nouvelles technologies en matière d‘hypertextualité conditionnent de nouvelles pratiques textuelles, il est aussi incontestable qu’elles renforcent les tendances logocentriques de l’expression linguistique et de l’écriture de façon générale.
Cette attitude consiste en effet à privilégier la subordination en matière d’expression, depuis l’Antiquité grecque, de l’écriture à la parole (logocentrisme), et au présent vivant de la voix (phonocentrisme).
L’expression directe et immédiate sur le web est effectivement largement favorisée. L’écriture, comme sur MSN, devient un simple support pour une parole qui ne trouve pas sa voix.
Mais sommes-nous si sûrs du caractère présent et immédiat de toutes les nouvelles technologies expressives, y compris même lorsqu’elles s’adressent en direct à des interlocuteurs prétendument en-ligne?

