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Flux de la conscience et de l’attention

mai 15, 2008

Medium_cyborg En un sens, la question métabologique procède de la problématique phénoménologique elle-même.

Il faut partir du flux de conscience dans lequel le phénomène se constitue chez Husserl: celui-ci est animé, mobilisé par la forme que vise la conscience à travers le phénomène. La question suivante serait précisément de savoir en quoi consiste cette mobilisation et quelle est sa nature…

La forme dans les Leçons de Husserl est une pro-jection vers ce qui fait encore défaut au flux en quête incessante de son unité. Or c’est la structure en devenir de cette projection, de ce mouvement qu’il s’agit d’atteindre à travers l’abord des différentes modalités de sa transformation. On devine que Husserl n’accorderait aucun crédit à cette orientation: pour lui, toute transformation quelle qu’elle soit s’impose nécessairement comme manipulation/instrumentalisation de la Science (voir La Crise des sciences européennes et la phénoménologie transcendantale). Seule une éidétique comme visée de l’idéalité des phénomènes reste susceptible de saisir l’unité du flux de la conscience et des objets qui la forment. Toute autre délimitation théorique sur la question du mouvement du flux par exemple serait  inadéquatement interprété comme “technicisation” de l’idée philosophique.

Pour sortir de cette impasse, il s’agirait donc de poser une nouvelle strate de la totalité du pensable en la structure philosophique de la métabole (mouvement, transformation, modification, métamorphose etc.). C’est là le sens de la visée métabologique du pensé, indépendamment du niveau phénoménologique, ou bien encore ontologique de l’Être/étant.

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