Archive de la catégorie «changement»

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Changer se dit de multiples façons

mars 11, 2008

Transformation_schme_image La Métabole est d’autant plus difficile à penser qu’elle commande à une pluralité d’économies d’expression absolument exclusives ; économies dont aucune ne parvient cependant à la com-prendre totalement.

 

Il existe en effet autant d’images exprimant le changement qu’il existe de façons de changer.

Tous ces schèmes fonctionnent pour chacun d’entre eux à partir d’un régime de métabolicité autonome. Le schème de la succession fonctionnant sur le modèle généalogique (le temps s’organisant à parti d’une précession dynastique) n’est pas a priori compatible avec celui qui figure l’avant/après selon le modèle de la fabrication artisanale, celui de la métamorphose avec celui figurant la variabilité etc.

 

Pourtant, la limite qui sépare drastiquement ces multiples domaines d’expression parfois s’efface ; les schèmes se stratifient et se fondent, un plan sans couture schématique se crée; et ceci afin de faire apparaître une forme du Temps que nous dirions immédiat.

 

 

L’aspect réel du temps se montre.

 

Outre le fait que cette épiphanie ne puisse être dite qu’au travers d’une écriture correspondant à une telle expression (une écriture/image qui se prêterait imaginairement à un tel pouvoir de transformation), la qualité de ce Temps est d’une nature bien particulière. Par exemple, peut-on le dire véritablement chronologique ? Est-il alors compréhensible dans les conditions d’analyse que nous dirions phénoménologiques ? Assurément non. Ce temps réel et le mouvement qui le porte, quels sont-ils ? Sont-ils seulement ?

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    Princeps

    février 5, 2008

    Principe_apprendre_connaissanceIl faut rendre compte de cette dualité de sens, qui n’est pas exactement une polysémie : dans quelle mesure ces deux significations peuvent-elles se mêler ? Et inversement, dans quelle mesure est-il légitime de les distinguer ?

    La formule ramassée selon laquelle le principe commande et/ou commence fait spontanément signe vers une compréhension anthropologique du concept de principe. En effet, dire que le principe est à la fois l’ancien et le chef, c’est le placer d’emblée dans un type d’intelligibilité qui va faire jouer à plein la métaphore politique. Le principe réunit en lui les deux attributs que réunit toujours l’ancien : il est vieux, donc il a duré, donc il a prouvé en traversant le temps qu’il était valide. Ainsi il commande parce qu’il a duré : il ne s’agit plus cette fois de dire que le principe est une origine absolue, mais simplement qu’il est le plus ancien possible.

    Mais comprendre de manière éthique ou politique ce type de puissance reconnue à l’ancienneté ou à l’antiquité semble nous éloigner du sens gnoséologique du concept. Si, dans le premier cas, c’est la primauté chronologique qui est fondamentale, il semble que dans le second la primauté soit avant tout logique. Précisions encore la distinction : dans le champ anthropologique, le principe (princeps) sera le premier par institution (en éthique, en politique) ; tandis que dans le champ gnoséologique le principe (principium) sera la premier par nature. Faut-il alors distinguer deux sens du principe, l’un dans l’ordre des temps, l’autre dans l’ordre des raisons ? Mais, à accepter cette distinction, on risque de perdre le problème central, qui est : il y a identification possible de ce qui commence dans l’être et de ce qui commande dans l’intelligible.

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