La question concernant l’efficace de l’image dans un hypertexte reste aporétique: nous ne l’approchons qu’en reconnaissant ce pouvoir dans ses effets, dans ses représentations
(et non selon la cause).
L’image est par essence en état permanent d’exercer un effet sur un texte. Mais sans pour autant centrer sa raison d’apparaître sur le moment d’apparition en tant que tel. Ce qui lui importe, c’est non pas d’exercer l’effet en tant qu’exercice actualisé de l’effet mais d’abord en avoir la puissance; il s’agit pour l’image d’exister comme virtualité dans la mise à disposition des effets pour venir se dépenser au moment le plus inattendu de l’écriture.
Tout l’enjeu pour l’image est d’instituer cette virtualité au niveau d’une puissance, au niveau d’une loi qui finisse par s’imposer à l’ensemble des textes. C’est là le pouvoir de l’image sur un écran: non pas accroître le potentiel de représentation qui existe déjà dans sa structure infographique mais produire des effets hors de sa propre existence; un acte créateur en somme qui fait surgir de nulle part un effet non programmé qui, par le jeu de l’imprévisibilité, fait autorité. Comme un pouvoir d’engendrement, une puissance généalogique de parturition.
L’image donne donc dans un premier temps existence à la loi dans un texte. Puis elle énonce par sa capacité d’apparition que ce qui est écrit là dans le texte est la vérité. Que le texte parle pour elle dans la mesure où elle occupe imaginairement la position souveraine du centre d’énonciation de la loi. L’image est à la fois l’instrumentalisation de l’effet, le moyen permanent de l’imminence de son apparition et sa fondation imaginaire comme puissance.
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