Archive de la catégorie «métaphores»

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L’image dans l’hypertexte

mai 31, 2008
MiroirLa question concernant l’efficace de l’image dans un hypertexte reste aporétique: nous ne l’approchons qu’en reconnaissant ce pouvoir dans ses effets, dans ses représentations

(et non selon la cause).

L’image est par essence en état permanent d’exercer un effet sur un texte. Mais sans pour autant centrer sa raison d’apparaître sur le moment d’apparition en tant que tel. Ce qui lui importe, c’est non pas d’exercer l’effet en tant qu’exercice actualisé de l’effet mais d’abord en avoir la puissance; il s’agit pour l’image d’exister comme virtualité dans la mise à disposition des effets pour venir se dépenser au moment le plus inattendu de l’écriture.

Tout l’enjeu pour l’image est d’instituer cette virtualité au niveau d’une puissance, au niveau d’une loi qui finisse par s’imposer à l’ensemble des textes. C’est là le pouvoir de l’image sur un écran: non pas accroître le potentiel de représentation qui existe déjà dans sa structure infographique mais produire des effets hors de sa propre existence; un acte créateur en somme qui fait surgir de nulle part un effet non programmé qui, par le jeu de l’imprévisibilité, fait autorité. Comme un pouvoir d’engendrement, une puissance généalogique de parturition.

L’image donne donc dans un premier temps existence à la loi dans un texte. Puis elle énonce par sa capacité d’apparition que ce qui est écrit là dans le texte est la vérité. Que le texte parle pour elle dans la mesure où elle occupe imaginairement la position souveraine du centre d’énonciation de la loi. L’image est à la fois l’instrumentalisation de l’effet, le moyen permanent de l’imminence de son apparition et sa fondation imaginaire comme puissance.

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Ne rien dire, l’indicible

mai 18, 2008

Nul mieux que Georges Bataille, en particulier dans L’Expérience intérieure (1943), n’aura décrit les paradoxes d’une expérience de l’indicible dont la logique conduirait au silence: “Mes yeux se sont ouverts, c’est vrai, mais il aurait fallu ne pas le dire, demeurer figé comme une bête.”

De même que “le mot silence est encore un bruit”, le mot vie ne dit rien de l’expérience intérieure. De celle-ci, quand elle fait retour sur le leurre biographique, on peut dire qu’“elle anéantit le sens de ce moi  [...]. Le moi n’importe en rien. Pour un lecteur, je suis l’être quelconque: nom, identité, historique n’y changent rien”.

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Le hasard et la nécessité

avril 22, 2008

Hasard_ncessit_causalitLe concept de hasard suppose que le monde des possibles soit clos, qu’il n’y ait pas d’autres successions modales entre les événements que celles imposées par la raison et la causalité.

De sorte que la série des causes s’absentant, on admet classiquement que le hasard s’en mêle… les choses dans ce cas arrivent de façon aléatoire, en tenant compte du fait qu’elle devrait normativement se succéder selon les lois universelles de la Nécessité.

Or si on admet que le mondes des possibles n’est pas clos; qu’un au-delà du possible s’oppose exlusivement à l’ordre formel de la modalité, alors les événements connaissent d’autres enchaînements que ceux habituellement adressés par la Causalité. Ce qui arrive sans crier gare ne peut plus dans cette hypothèse se confondre avec le simple hasard.

Rien de moins contingent ou accidentel que ce qui survient sans aucune nécessité.

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    Philosophie en France

    avril 21, 2008

    Depuis Bergson, le concept est en France un objet variatif.

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    A l’opposé de la tradition métaphysique classique qui identifie le concept avec une définition fixe de l’idée représentant l’objet qu’il s’agit de penser de manière adéquate, il est venu à l’esprit des français que le concept pouvait être un objet suffisamment mobile pour composer avec la Vie qui le met en mouvement.


    On sait que Sartre a donné à cette idée toute son extension avec l’existentialisme. Mais cette propension reste très présente chez des auteurs qui paraissent très éloignés de son influence, notamment chez Foucault ou Deleuze pour lesquels le concept est sans cesse approché dans ses aspects les plus nomadiques.


    D’autre part, la déconstruction a précisément pour objet de déconstruire l’immobilité surplombante du concept en comprenant qu’il peut être associé à des visées transgressives dont on ne saisit pas toujours idéalement la finalité. La philosophie de la connaissance se transforme en une philosophie de l’action qui, comme chacun sait, comporte en France un versant éminemment politique.


    C’est en ayant aujourd’hui la vue rétrospective de cette histoire de la philosophie en Europe que cet aspect de la pensée nous semble maintenant si apparent dans notre pays. Nous avons initié une recherche commune capable de transformer l’Idée en une pratique existentielle courante: une aventure de la dialectique et de l’esprit…


    Entre temps, un dernier effort nous conduit désormais à la mutabilité absolue du Concept en matière noétique: le chemin emprunté depuis des décennies nous mène vers des contrées inattendues et nous invite maintenant à un changement manifestement spectaculaire de l’écriture philosophique. De nos jours, le destin des formes conceptuelles et de leur transformation ne nous a jamais paru si intimement lié à l’orientation de nos existences à venir…


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    Platonicien

    mars 26, 2008

    Platon

    Le texte clivé est ce à partir de quoi se pense non l’Un de l’Idée qui domine l’histoire de la littéralité – le fait que n’importe quel texte doive être unifié et finalement ne faire qu’Un dans le sens des significations qu’il convoque, mais la Dualité qui viendrait mobiliser l’essence contemporaine du texte.

    L’hypertexte est l’effectivité de cette Dualité paradoxale (l’hyper dans la logique acronymique qui l’anime, le texte dans la configuration du Tout-Un impossible à atteindre mais qui le tient).

    L’Hyper-Texte n’est jamais constitutif ; il se crée et s’invente au gré de la rencontre de ces deux logiques qui n’a rien de prédéfinie, prédéterminée ou contrôlable. La rencontre du Texte avec son acronyme relève de jure de l’inattendu. De sorte que l’hypertexte est toujours déjà en excès non seulement sur le texte (ce qui peut sembler évident) mais encore sur lui-même.

    Là s’impose la nécessité d’une axiomatique de cet excès. Une pensée de cette dualité Hyper-Textuelle soumise à une Algorithmique complexe de l’écriture moderne (voir à ce sujet, le détail des neufs hypothèses inspirées du Parménide de Platon)…

    Cette grande Algorithmique, je la mets en œuvre dans la construction de l’Hypertexte principal.

     

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    Nouveau départ

    mars 23, 2008
    Hypertexte_cerveau_espritCe qui arrive à son terme et permet l’essor d’une rhétorique de l’hypertexte (composition et innovation théorique concernant la construction des ensembles contemporains d’hypertextes), c’est le tournant linguistique ou sémiologique après lequel le XXème siècle avait appartenu aux philosophies du langage et de l’écrit.

    Il n’y a plus de possibilités d’écriture à propos de la grammatologie. La culture du commentaire a cannibalisé les textes commentés. Il nous faut apprendre l’écriture hypertextuelle qui nécessite d’autres outils théoriques que ceux de la sémiologie linguistique ou la différentialité du signe…

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    Jaune en échec

    février 8, 2008

    Dire la multJaune_femme_calme_1iplicité du jaune et de ses nuances avec un seul mot est une gageure totale.

    L’iconographe-scripteur (ou le scripteur iconographe…) multiplie les comparaisons et le réseau des métaphores pour obtenir un rendu approchant de toutes ces modalités colorées en jaune. Mais las ! Le mot, la photo, la vidéo et même le son sont trop pauvres pour approcher la prégnance d’une perception d’un jaune incomparable et inoubliable, un jaune capable de provoquer une émotion chez Hofmannsthal quasi-érotique…

    L’écriture en est rendue à porter le deuil de ce jaune absolu que le scripteur veut saisir et qui, comme Eurydice, disparaît dès que le mot ose le regarder en face. Le poète sur son écran avait rêvé de se confondre avec la couleur fascinante capable de l’absorber totalement… Mais l’échec de cette absorption où le subjectif – qu’on croyait avoir exorcisé par la contention du regard fixé sur le jaune – revient au galop…

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