Archive de la catégorie «Non classé»

h1

Axiomatique de l’objet textué

mai 17, 2008

TranslationDe l’être-pour-le-changement, j’extraie un objet pensé en explicitant certaines des déterminations de cet objet changeant (A se transporte en A’, A s’altère de façon à intégrer une nouvelle propriété P, A se modifie de manière à devenir B, A se change soudain en C etc.).

Le nombre des objets pensés (ou bien encore objets textués) potentiellement contenu dans un seul objet changeant est illimité.

La caractérisation algorithmique (code) et spécifique d’un objet textué à partir d’un être-pour-le-changement (être changeant) ne peut épuiser les déterminations infinies de cet objet-qui-change. Des objets textués d’être-pour-le-changement, j’extraie des schèmes en regroupant certaines de leurs déterminations dépendant des types de changement agissant (changement de position, modification d’une propriété, métamorphose etc.).

———————

h1

Flux de la conscience et de l’attention

mai 15, 2008

Medium_cyborg En un sens, la question métabologique procède de la problématique phénoménologique elle-même.

Il faut partir du flux de conscience dans lequel le phénomène se constitue chez Husserl: celui-ci est animé, mobilisé par la forme que vise la conscience à travers le phénomène. La question suivante serait précisément de savoir en quoi consiste cette mobilisation et quelle est sa nature…

La forme dans les Leçons de Husserl est une pro-jection vers ce qui fait encore défaut au flux en quête incessante de son unité. Or c’est la structure en devenir de cette projection, de ce mouvement qu’il s’agit d’atteindre à travers l’abord des différentes modalités de sa transformation. On devine que Husserl n’accorderait aucun crédit à cette orientation: pour lui, toute transformation quelle qu’elle soit s’impose nécessairement comme manipulation/instrumentalisation de la Science (voir La Crise des sciences européennes et la phénoménologie transcendantale). Seule une éidétique comme visée de l’idéalité des phénomènes reste susceptible de saisir l’unité du flux de la conscience et des objets qui la forment. Toute autre délimitation théorique sur la question du mouvement du flux par exemple serait  inadéquatement interprété comme “technicisation” de l’idée philosophique.

Pour sortir de cette impasse, il s’agirait donc de poser une nouvelle strate de la totalité du pensable en la structure philosophique de la métabole (mouvement, transformation, modification, métamorphose etc.). C’est là le sens de la visée métabologique du pensé, indépendamment du niveau phénoménologique, ou bien encore ontologique de l’Être/étant.

  • Retrouvez ce post traité par huit algorithmes différents dans La métabole
  • Rejoignez le journal de l’Hypertexte en anglais (posts du jour différents)
  • Connectez-vous sur hypertextual.net l’Hypertexte Principal de la Solution
  • h1

    Formes paradoxales

    mai 8, 2008

    Dsespoir_toile_ciel L’écriture semble compromise, socialement, historiquement.

    D’où l’effort de ceux qui écrivent pour définitivement la détruire (et il semble que sous cet angle ce projet chez nos contemporains soit en bonne voie de réussite). Je vois à cet effort trois formes. L’écrivain peut en premier lieu passer à l’usage d’autres signifiants dans l’expression : s’il écrit des livres se mettre à faire du cinéma, écrire dans la presse ou, au contraire, s’il est artiste, développer d’interminables discours critiques sur la sculpture contemporaine, la peinture, réduire volontairement l’art à sa critique.

    Ensuite, il peut donner congé à l’écriture et se soumettre à la communication en ligne, se faire savant sur le net, théoricien intellectuel, ne jamais plus parler que d’un lieu assuré, faussement institué, nettoyé de toute authenticité à l’égard du langage (à savoir ne plus chercher nécessairement le plaisir, la sensualité dans l’écriture jusqu’au goût de la forme et de l’idée adéquatement exprimée).

    Il peut enfin purement et simplement organiser son sabordage, sa chute, cesser d’écrire pour écrire, changer de métier, devenir professeur ou chef d’entreprise dans le domaine des nouvelles technologies.

    Le problème est que cette ambition se heurte à une impossibilité logique, théorique : ou bien elle se réalise à l’extérieur du champ de l’écriture et devient très vite hautaine, prétentieuse et sans vergogne ; ou bien elle consent à rester encore dans la pratique de l’art mais s’offre très vite à l’inanité, la contradiction et finalement le sans-objet…

    Nous sommes condamnés aux seules formes paradoxales.

    Retrouvez ce post traité par huit algorithmes différents dans La métabole

    Rejoignez le journal de l’Hypertexte en anglais (posts du jour différents)

    Connectez-vous sur hypertextual.net l’Hypertexte Principal de la Solution

    h1

    Dogmatisme de l’Hypertexte

    avril 28, 2008

    Dream_power_infini

    L’épreuve du système technique par lequel nous communiquons se vit pour l’écriture comme une expérience des limites.

    Comme si l’écriture en réseau vivait de vouloir écrire au-delà des contraintes indépassables de la technologie, de l’en-dehors des attendus du code et du protocole – ce qui s’énonce en elle comme aspiration à l’impossible, à l’inenvisageable, au silence. Quand bien même, dans cette volonté de rendre dicible l’indicible, de rendre possible l’impossible, on pourrait encore lire une nouvelle volonté de maîtrise illimitée du langage, apparentant l’écriture hypertextuelle à une métaphysique contemporaine telle que Hegel ou Heidegger la conçoivent… On pourrait même ajouter que l’Hypertexte avec les moyens techniques et théoriques qu’il se donne, surpasse en cohérence l’effort métaphysique traditionnel qui s’ignore sans issue.

    Pour autant, l’acte d’écrire continue de projeter cette métamorphose du rapport de l’écriture à la technologie ; cette transformation qui pourrait bien préfigurer cette autre profonde modification de notre rapport social-historique à la totalité du monde…

  • Retrouvez ce post traité par huit algorithmes différents dans La métabole
  • Rejoignez le journal de l’Hypertexte en anglais (posts du jour différents)
  • Envoyez vos textes à jp.pastor@phonereader.fr
  • h1

    Signification imaginaire et “interprétant” au sens de Peirce

    avril 27, 2008

    Technique_criture_alphabet

    Au-delà de la simple relation logique et rationnelle entre les signes et indices iconiques rapportés dans la page, le template suggère plus profondément la mise en relation des significations imaginaires que l’écriture hypertextuelle convoie.

    Le template crée en première instance un ensemble contextuel social et culturel dont certains signes deviennent porteurs de manière oblique : le template n’est pas un support de représentations comme on le croit trop souvent ; il devient la condition de représentation de tout l’hypertexte. Il n’est donc pas une fonction seconde et psychologique de l’écriture – seconde par rapport à un fond qui lui serait vraiment scriptural et rationnel – mais il est une invention du scripteur qui pose dans l’écriture un ensemble de significations imaginaires qu’il juge centrales, avant toute production de sens ou de relations sémantiques que l’écriture ensuite met en chaîne.

    Ces significations ne peuvent être atteintes par une analyse structurale ou linguistique. Comparées aux significations qui prennent un sens psychologique et individualisant, elles sont infiniment plus vastes qu’un fantasme et n’ont pas de lieu de consistance déterminée. Comme le dirait Castoriadis à leur sujet ( L’Institution imaginaire de la société 1975), elles ne peuvent être saisies que de manière dérivée. Elles ne dénotent rien et connotent à peu près tout.

    Elles agissent en somme comme les « interprétants » au sens de Peirce : l’interprétant est chez cet auteur un ensemble de signes ou une série de signes liés au “premier signe” de telle manière qu’ils en développent, complètent ou déterminent la signification, la signification du premier signe. De la même manière, les significations imaginaires sont signes de signe à l’intérieur d’une chaîne sémiotique infinie et renvoient à la dimension imaginaire et sociale du sens et de la signification.

  • Retrouvez ce post traité par huit algorithmes différents dans La métabole
  • Rejoignez le journal de l’Hypertexte en anglais (posts du jour différents)
  • Envoyez vos textes à jp.pastor@phonereader.fr
  • h1

    Des schèmes sans catégories

    avril 26, 2008

    Vide_homme_ombre Tout le problème de l’écriture hypertextuelle est là : qu’il puisse y avoir des schèmes sans catégories.

    La question originaire de la transformation dans l’écriture n’est ni celle du mouvement ontologique, ni celle du devenir métaphysique, ni celle du temps phénoménologique ou bien encore du flux naturel des objets idéaux ; mais bien celle de la pro-duction de l’image, entendue en tant que schématique complète et processuelle. Toute transformation scripturale est une mise en image originaire active. Telle est l’effet, la cause de la métabole en cours dans l’écriture contemporaine : toute écriture entre dans la transformation de ses codes et de ce qu’elle exprime en se montrant, en s’imageant c’est-à-dire en se schématisant à vide.

    La fonction indicative de la mise en page doit donc être subvertie pour faire apparaître cette question. Tant que le template de la Solution subsiste autour de l’énoncé, même s’il est transformé, son caractère d’index persiste. Une figure cependant joue avec cette fonction : celle qui consiste à mettre le vide en position d’être énoncé. La page présente le vide. La force d’indication et de présentation fonctionne alors à plein : elle se referme sur l’énigme de son propre appareil. Là aussi, c’est le caractère réflexif du procédé qui fait jouer la fonction. L’acte de communication se met au niveau du contenu de la communication : la présence se fait changeante parce qu’elle correspond soudain à une entrée dans l’image, à la mobilité qui se montre au sens radicalement imaginaire du terme.

    Retrouvez ce post traité par huit algorithmes différents dans La métabole

    Rejoignez le journal de l’Hypertexte en anglais (posts du jour différents)

    Connectez-vous sur hypertextual.net l’Hypertexte Principal de la Solution

    h1

    Des contenus gratuits pour achat !

    mars 15, 2008

    Livre_contenu_consommation

    D’abord, beaucoup de mails concernant l’arbitraire et le caractère parfois gratuit des textes publiés dans ce blog…

    Je dois dire que, c’est vrai, j’ai trop tendance à considérer le soi-disant contenu comme un des aspects possibles de la forme principale. Oui, ce contenu des posts s’annexe trop à la forme visée et quelques fois s’identifie totalement à l’hypertexte dans sa structure de sens. Un peu comme la linguistique sépare le signifié du référent pour le maintenir dans l’ordre de la langue.

    D’autre part, ces maudits contenus dans la solution générale se présente souvent comme des contenus payants ! Honte à l’auteur ! Le caractère éthique de cette étrange activité est irrémissiblement sujet à caution.. Il est vrai que depuis la loi Lang tout le monde constate que les livres dans les librairies sont gratuits.

  • Retrouvez ce post traité par huit algorithmes différents dans La métabole
  • Rejoignez le journal de l’Hypertexte en anglais (posts du jour différents) 
  • Envoyez vos textes à jp.pastor@phonereader.fr