Archive de la catégorie «rhétorique»

Free Ebooks
mai 19, 2008
Dynamique et Relativité
mai 12, 2008Lorsque l’esthétique classique affirme que les arts de la représentation, de la peinture et de l’image consistent à juxtaposer dans l’espace des formes et des couleurs, tandis qu
e la littérature peut raconter une action qui se déroule dans le temps, un certain classicisme exprime l’idée que l’immobile rend visible et que les arts plastiques seraient une immobilisation du mouvement qui donnerait à voir, d’avoir le temps de voir.
Au contraire, la condition postmoderne peut selon Virilio se caractériser par une esthétique de la disparition. L’invention de l’instantané et des arts du temps réel et de l’hypersynchronisation que l’on rencontre sur le réseau provoquent une identification dyslexique du réel, marquée par les découpages discordants et violemment colorés…
Le mouvement et le repos ne se disent plus de la même façon; et les effets produits ne sont apparement plus les mêmes puisqu’ils induisent des effets inverses.
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Jardin des plantes
mai 10, 2008Le roman Le Jardin des plantes de Claude Simon se présente comme le “portrait d’une mémoire“.
Le travail de la mémoire y est typographiquement représenté sur des pages qui per
mettent la lecture simultanée de plusieurs épisodes. Ces pages sont composées de blocs de texte plus ou moins longs (parfois un seul mot), disposés en colonnes de taille, nombre et disposition très variables. Les blancs laissés sur la page forment des découpes (ou des “sentiers”, pour reprendre un terme qu’affectionne Simon) qui sont aussi importantes que les “lopins” de texte qu’elles encadrent.
Les vingt-deux premières pages du Jardin des plantes, notamment, se présentent ainsi comme un jardin formé de parterres de souvenirs.
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Le réseau n’a pas d’objet
mai 9, 2008
Sur le réseau, le textué a pour caractéristique d’autoriser une textualité dont la condition subjective ne passe par aucune espèce de médiation objective…
L’objet textué n’a pas d’objectivité au sens habituel que l’on prête à ce terme. Son objectivité est « sans objet ». La catégorie d’objet au sens où la métaphysique l’entend est éliminée : ce qui compte sur le réseau, c’est l’image en temps réel de l’objet qui prend le pas sur l’objet représenté. Cette seule condition ne suffirait pas à éliminer l’objet contenu dans l’image ; l’image qui correspond en fait à l’objet textué se dématérialisant sur le réseau. Or l’objet textué en tant qu’image d’un nouveau type ne permet plus en tous cas une approche de sa processualité à partir de son « objectivité » supposée. Ce qui est pensé par l’objet textué peut être pensable autrement que sous la forme traditionnelle de l’objet… C’est là une première condition requise afin de ne plus jamais retomber dans une définition de l’acte de penser à partir de son ou ses objets supposés.
Tout le problème maintenant est d’approcher la textualité de l’écriture sur écran comme emprunte d’une certaine subjectivité et non comme seule objectivité. Du subjectif sans sujet – sujet au sens où traditionnellement l’auteur-sujet écrit ses textes pour être objectivement reproduit sur des textes-papier. On dira donc que la textualité, en tant qu’elle est textualisable, est en connexion avec ce qui est actuellement connecté, et qui n’a en l’espèce aucun statut objectif ( un statut en définitive de mise en relation…). La textualité, en tant qu’elle s’objective en des objets textués sur le réseau, reste strictement en rapport avec des textes dont l’objectivité doit toujours et encore être interrogée -

Mixte platonicien
avril 30, 2008
Selon Genette, un hypertexte est un processus de réécriture, de transformation, de reformulation, d’enrichissement d’un texte considéré dans la totalité de ses énonciations. Un hypertexte, c’est à son mieux un mixte indéfinissable, et imprévisible dans le détail, de sérieux et de jeu (lucidité et ludicité), d’accomplissement intellectuel et de divertissement.
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Texte Image
février 15, 2008
La représentation picturale surtout a fourni dans l’antiquité et à l’âge classique un modèle général de compréhension de toutes les formes de représentation y compris celle de l’écriture et de l’éloquence. Ut pictura poesis. Ut poesis pictura. Quintilien notamment finit par abuser dans sa rhétorique des couleurs du verbe jusqu’à dégrader ses écrits en un art de l’ornementation (au grand dam de Cicéron).
S’il faut d’une certaine manière aujourd’hui redonner de la couleur aux mots, ce n’est certainement pas en assimilant tous les arts multimédia en un exercice mêlé… Le système qui trace des lignes de démarcation entre le texte et la photo interdit notamment à l’écriture un accès direct au monde de la photographie et inversement.
Il s’agit toutefois de les associer. Comment ?
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Après-coup
février 12, 2008
Car le volontarisme reste de toute façon exposé au retour du refoulé, à l’ivresse de l’action sans but, à la bouleversante révélation qui accompagne les moments parfaits que sont les mouvements de contestation absolue. C’est ensuite que l’intellectuel devient critique, mobilisé après coup par les injustices, d’où qu’elles viennent, et principalement par le sort de tous les opprimés.
En somme, l’intellectuel engagé n’est que le masque bricolé du contestataire sans foi ni loi. La marionnette policée de l’activiste sans horizon eschatologique, toujours prêt à se mettre en phase avec les désordres de la vie collective.
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Poétique de l’ironie
février 11, 2008Dans son livre Poétique de l’ironie, Pierre Schoentjes classe les types d’ironie en quatre catégories (ironie socratique, ironie de situation, ironie verbale, ironie romantique), auxquelles il associe un type de discours, une finalité, un sens, et une figure. 
En tout état de cause, la théorie de l’ironie permet de penser le texte polyphonique. L’ironie n’est pas seulement un jugement évaluatif, elle fait figurer des strates de valeurs distinctes, comme autant de voix irréconciliables. La duplicité ironique pose le problème de l’énonciation littéraire et comprend l’écriture hypertextuelle comme son domaine privilégié.
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Des images et des mots
février 10, 2008
La rhétorique classique admet dans certains cas, que les images puissent suppléer l’écriture.
Notamment lorsqu’elles sont singulières, bizarres et qu’elles attirent l’attention par la précision même des détails. Elles composent alors avec l’écrit d’une manière tout à fait originale. Cependant, à aucun moment, ni chez l’auteur de l’Ad Herrennium, ni chez Cicéron ou Quintilien, il n’est suggéré que la remémoration de tel ou tel fragment textuel avec en arrière-plan une image dédiée, puissent avoir des effets spécifiques dans le discours total, c’est-à-dire garder quelque chose de leur médiation figurative.
La logique des images est irréductible. Leur codification sémantique reste rigoureusement autonome et le discours d’ensemble ne synthétise rien des différents énoncés photographiques et scripturaux.

