Archive de la catégorie «schéma»

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Sophistique de l’hypertexte

avril 14, 2008

Archimede_science_antiquit

… Toujours des mails me reprochant d’instrumentaliser la réflexion à travers la Technique, d’écrire sous des prétextes rhétoriques (voire logographiques…) des énoncés qui conditionnent le développement des moyens de diffusion des textes (et même leur commercialisation…) mais en aucun cas le savoir, la science, l’argumentation….

On en revient sans cesse au partage platonicien entre l’épistémè philosophique (éternelle) et la tekhnè des sophistes (temporelle). Dans ce schéma classique, à l’origine de l’institution de la philosophie en tant que savoir des idéalités, la technique reste systématiquement dévalorisée, déclassée face aux essences de la Science idéale et réfléchie. La technicisation du langage ne peut être perçue que comme une dénaturation de la philosophie et de la réflexion. Une vraie perversion…

Or il est temps de se placer maintenant dans un tout autre contexte: abandonner l’ a priori philosophique concernant la logographie et admettre que la technologie participe de la Pensée (à défaut de la philosophie) dans le temps. Se déprendre en somme de la Philosophie…car l’écriture hypertextuelle ne s’oppose pas à la technique instrumentale, ne serait-ce que parce que ces deux polarités portent de part et d’autre un même engagement temporel dans l’activité de pro-duction et de transformation qu’elles déploient.

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    Général et Universel

    mars 16, 2008

    Image009 Toute chose trouve généralement - et universellement - sa position dans deux contextes différenciés mais sans cesse associés; son contexte modal d’une part – d’où les possibles du devenir de la chose sont généralement projetés – et la destruction absolue de ce même contexte d’autre part, celui d’où l’inattendu survient concomitamment.

    Chaque chose peut donc être approchée sous l’angle expert d’une certaine complexité: une chose consiste en une unité générale, une simplicité susceptible de varier selon une schématique orientant ses propres possibles; et cette simplicité, dans son unicité, ne travaille d’autre part qu’à la condition universelle de sa dislocation, de sa perte irrémédiable intervenant, contre toute projection des éventualités escomptées, dans des contextes ultra-modaux auxquels personne ne s’attend.

    Toute chose se donne donc à la fois dans sa généralité à travers les genres auxquels elle appartient et, d’autre part, dans son universalité, marque insigne de son unicité.

    Le possible renvoie au général, alors que l’universel se vise comme sur-prise, comme inattendu, comme tension vers une forme inconnue, inédite en vue d’une unité à venir que l’on n’imagine jamais.

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