Toute mobilité est métabolè, la lancée depuis quelque chose jusqu’à quelque chose, et de telle sorte que le second soit après le premier, nous dit Heidegger dans les Beiträge.
La Métabole métabolise…. Elle n’est pas un ceci, un cela.
La Métabole est effectivement un terme en deçà de toute caractérisation schématique, en deçà de toute affirmation ou négation de ce qui arrive, de ce qui advient…
J’appelle “schème“ ces modalités dans la signification du changement dont l’analyse révèle pour une chose le fait de devenir, de changer dans un monde. Ils ne sont pas le résultat d’une abstraction à partir de l’expérience; ils sont plutôt les présupposés d’une expérience et rendent cette expérience possible : ils sont logiquement préalables à toute expérience et sont – d’une certaine manière – a priori.
Cependant, de manière imagée, et hors de tout contexte conceptuel, la Métabole (terme vers lequel convergent l’ensemble des formes distinctes composant l’appareil schématique) peut être saisie au sens d’une transformation, modification, changement, évolution; ces mêmes catégories ayant tour à tour la signification schématique de la succession, l’alternance, la variation ou bien encore l’échange…
L’usage de ces schèmes régulateurs fait en sorte que toute chose n’acquiert une signification qu’au fil d’une suite ordonnée, en fonction d’une loi d’ordonnancement, une loi de “succession” selon l’avant/après, en tant que cette succession constitue une façon de rendre compte, de maîtriser et de connaître ce qui arrive, ce qui advient.
Chaque loi de succession obéit à un modèle stuctural différent. Par exemple le modèle généalogique ne procède pas de la même manière que le modèle « technique »:
On ne met pas au monde des enfants de la même manière que l’on fabrique des outils…
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