La Métabole est d’autant plus difficile à penser qu’elle commande à une pluralité d’économies d’expression absolument exclusives ; économies dont aucune ne parvient cependant à la com-prendre totalement.
Il existe en effet autant d’images exprimant le changement qu’il existe de façons de changer.
Tous ces schèmes fonctionnent pour chacun d’entre eux à partir d’un régime de métabolicité autonome. Le schème de la succession fonctionnant sur le modèle généalogique (le temps s’organisant à parti d’une précession dynastique) n’est pas a priori compatible avec celui qui figure l’avant/après selon le modèle de la fabrication artisanale, celui de la métamorphose avec celui figurant la variabilité etc.
Pourtant, la limite qui sépare drastiquement ces multiples domaines d’expression parfois s’efface ; les schèmes se stratifient et se fondent, un plan sans couture schématique se crée; et ceci afin de faire apparaître une forme du Temps que nous dirions immédiat.
L’aspect réel du temps se montre.
Outre le fait que cette épiphanie ne puisse être dite qu’au travers d’une écriture correspondant à une telle expression (une écriture/image qui se prêterait imaginairement à un tel pouvoir de transformation), la qualité de ce Temps est d’une nature bien particulière. Par exemple, peut-on le dire véritablement chronologique ? Est-il alors compréhensible dans les conditions d’analyse que nous dirions phénoménologiques ? Assurément non. Ce temps réel et le mouvement qui le porte, quels sont-ils ? Sont-ils seulement ?
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