Chez les commentateurs d’Aristote, la confusion est grande entre le devenir, le mouveme
nt et le changement.
Or, après avoir montré que le mouvement n’est pas un simple synonyme du changement chez Aristote, il faut en revenir à la définition de la kinésis selon le possible:
“Le mouvement est l’actualisation du possible en tant que possible”.
D’autre part, le mouvement apparait comme une sorte de surgissement, de jaillissement qui réalise la possibilité dans ce en vue de quoi il est possible. Et il y un écart qui n’est pas seulement sémantique entre ce surgissement (métabole) et le mouvement (kinésis) en lui-même.
On sait par ailleurs que la métabole (metabolè) correspond chez les Grecs, et plus particulièrement chez Platon, à un revirement soudain, une péripétie, un retournement inattendu.
Au total, et de manière décisive:
L’inattendu est au possible ce que la métabole est au mouvement.
| Inattendu | Métabole | |
|
Possible |
= |
Mouvement |



