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Clef du Livre V de la Physique d’Aristote

juin 4, 2008

Chez les commentateurs d’Aristote, la confusion est grande entre le devenir, le mouvemeAristote_univers_mondent et le changement.

Or, après avoir montré que le mouvement n’est pas un simple synonyme du changement chez Aristote, il faut en revenir à la définition de la kinésis selon le possible:

“Le mouvement est l’actualisation du possible en tant que possible”.

D’autre part, le mouvement apparait comme une sorte de surgissement, de jaillissement qui réalise la possibilité dans ce en vue de quoi il est possible. Et il y un écart qui n’est pas seulement sémantique entre ce surgissement (métabole) et le mouvement (kinésis) en lui-même.

On sait par ailleurs que la métabole (metabolè) correspond chez les Grecs, et plus particulièrement chez Platon, à un revirement soudain, une péripétie, un retournement inattendu.

Au total, et de manière décisive:

L’inattendu est au possible ce que la métabole est au mouvement.

Inattendu Métabole

Possible
=
Mouvement
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Changer se dit de multiples façons

mars 11, 2008

Transformation_schme_image La Métabole est d’autant plus difficile à penser qu’elle commande à une pluralité d’économies d’expression absolument exclusives ; économies dont aucune ne parvient cependant à la com-prendre totalement.

 

Il existe en effet autant d’images exprimant le changement qu’il existe de façons de changer.

Tous ces schèmes fonctionnent pour chacun d’entre eux à partir d’un régime de métabolicité autonome. Le schème de la succession fonctionnant sur le modèle généalogique (le temps s’organisant à parti d’une précession dynastique) n’est pas a priori compatible avec celui qui figure l’avant/après selon le modèle de la fabrication artisanale, celui de la métamorphose avec celui figurant la variabilité etc.

 

Pourtant, la limite qui sépare drastiquement ces multiples domaines d’expression parfois s’efface ; les schèmes se stratifient et se fondent, un plan sans couture schématique se crée; et ceci afin de faire apparaître une forme du Temps que nous dirions immédiat.

 

 

L’aspect réel du temps se montre.

 

Outre le fait que cette épiphanie ne puisse être dite qu’au travers d’une écriture correspondant à une telle expression (une écriture/image qui se prêterait imaginairement à un tel pouvoir de transformation), la qualité de ce Temps est d’une nature bien particulière. Par exemple, peut-on le dire véritablement chronologique ? Est-il alors compréhensible dans les conditions d’analyse que nous dirions phénoménologiques ? Assurément non. Ce temps réel et le mouvement qui le porte, quels sont-ils ? Sont-ils seulement ?

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