On ne considère correctement les termes qui composent un hypertexte qu’en regardant les liens qui approfondissent le jeu de la mise en page des traces. Provisoirement, tous les abîmes qui s’ouvrent sur chacun des signes tagués ne font qu’un sur l’écran.Aussi, peut-être ne faut-il lire à travers l’ingénieux système lié d’antithèses, de renversements et d’analogies qu’un conflit entre la conscience aiguë que nous avons de l’altérité pour chacun des termes rencontrés et notre incapacité à concevoir cet autre dans l’écriture que sous les espèces d’une identité de renvoi pervertie, masquée sous des liens arbitraires et vides…L’Autre devient un état paradoxal du même, et malheureusement parfois s’y confond. Reste manifestement un principe majeur de la poétique hypertextuelle: toute différence véritable, si elle en est une, est une ressemblance nécessairement inattendue.
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