Articles reli´s: «:hypertexte»

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Lecture courante de l’hypertexte

mars 30, 2008
Rupture_discontinuit_dysfonctionnementL’hypertexte ne peut pas fonctionner selon un régime de lecture et d’écritures sans oublis.

Il s’agit donc de ré-introduire dans l’écriture critique des textes l’expérience d’une lecture courante, plus banalisée sur écran. Celle-ci synthétise l’idée d’un Texte saisi par parties, fragments en oubliant au fur et à mesure de la synthèse les discontinuités à l’origine du parcours textuel calculé. Ce qui participe à la valeur de la Figure générale de l’hypertexte à défaut de son contenu, toujours plus relatif…Finalement, l’hypertexte compose avec une écriture qui connaît des temps forts et des moments faibles, qui comporte des instants de concentration importants et admet des temps d’inattention au même titre que la lecture livresque.

L’hypertexte, dans sa présentation, organise l’occurence de ses possibles dysfonctionnements en fonction de la dynamique du Texte qu’il poursuit: les points de rupture importent tout autant que les points de liaison…

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    Des contenus gratuits pour achat !

    mars 15, 2008

    Livre_contenu_consommation

    D’abord, beaucoup de mails concernant l’arbitraire et le caractère parfois gratuit des textes publiés dans ce blog…

    Je dois dire que, c’est vrai, j’ai trop tendance à considérer le soi-disant contenu comme un des aspects possibles de la forme principale. Oui, ce contenu des posts s’annexe trop à la forme visée et quelques fois s’identifie totalement à l’hypertexte dans sa structure de sens. Un peu comme la linguistique sépare le signifié du référent pour le maintenir dans l’ordre de la langue.

    D’autre part, ces maudits contenus dans la solution générale se présente souvent comme des contenus payants ! Honte à l’auteur ! Le caractère éthique de cette étrange activité est irrémissiblement sujet à caution.. Il est vrai que depuis la loi Lang tout le monde constate que les livres dans les librairies sont gratuits.

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    Fonction temporelle des vecteurs d’attention

    mars 13, 2008
    Fleche_direction_orientation

    La détermination ferme et invariante de mon attention ou celle des lecteurs sur un terme, une phrase ou un lien est la condition de toute sémiose textuelle active.

    Sauf que dans le cas d’une sémiose hypertextuelle, les vecteurs en ligne qui ciblent et orientent ma lecture (bordures, liens, mise en page, signes délimitants, indications graphiques)  sont changeants: ils ne dépendent pas uniquement de la fixation d’un code définitif qui, comme dans un livre ou une page de journal, interviendrait préalablement à toute lecture actualisée.

    Dans un hypertexte, les vecteurs d’attention ne deviennent véritablement expressifs qu’en liaison avec des objets ou des états de publications modifiables dans le temps. L’intensité de l’indication hypertextuelle est variable; elle dépend directement d’une fonction temporelle alors que la focalisation sur un espace d’écriture reste pour autant tout aussi présente.

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    Commentaires

    mars 10, 2008
    Définir le texte par son autorité permet de donner un statut au commentaire.SacreDans sa glose, le commentateur ne peut en effet commenter sans faire valoir à l’égard de l’énoncé une certaine forme de respect. Le texte peut même devenir sacré pour celui qui l’analyse…

    Or l’hypertexte – et donc le texte qui le soutend – n’est plus intouchable. Il s’inscrit dans le procès de l’écriture numérique dans une suite continue de modifications, une série de transformations qui en font sa véritable identité… Quand on l’approche pour l’inserrer dans un parcours, c’est opportunément pour en faire autre chose.

    Le texte peut-il encore être défini par son autorité ? Sinon, dans le cas contraire, à quoi bon continuer à le commenter ?

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    Le théoricien ne statue pas sur la nature de l’hypertexte

    mars 6, 2008
    Couleur_unit_squence

    On peut difficilement déterminer une seule et unique spécificité formelle de l’hypertexte.

    On peut certes trouver certaines déterminations structurelles “locales” – l’énoncé enregistré dans la base de données, l’arborescence générale de la solution, l’organisation interne des liens et des renvois … de la même manière qu’il existe une caractéristique évidente pour la poésie, à savoir le vers dont on sait cependant depuis Aristote qu’il ne fait pas le poète…

    En bref, nul ne saurait aujourd’hui définir l‘hypertexte par quelque précepte formel que ce soit: le théoricien ne peut statuer sur la conformité rhétorique d’un ensemble hypertextuel, il doit seulement faire (comme depuis toujours) avec les oeuvres existantes.

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    Mimesis

    février 20, 2008

    Ne plus être un auteur au sens classique.Narcisse_image_soi_1L’hypertexte libère l’auteur de sa subjectivité malheureuse, celle qui signifie la souffrance et la mort en l’impliquant dans une certaine logique visuelle, au-delà des mots…

    L’anti-narcissisme hypertextuel plongé dans la contemplation de l’énonciation éditoriale de la page multimédia est un Narcissisme délivré, élargi, extraverti. L’image et la composition éditoriale des contenus visent un texte dégagé de toute narrativité, de toute mimétique traditionnelle.

    C’est au profit de l’image hypertextualisée qu’il faut faire disparaître la forme-spectacle.

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    Incomplétude des énoncés hypertextuels

    février 19, 2008
    Chess_game_dsquilibre

    L’algorithme de lecture détermine puis propose au lecteur une suite de textes polarisés en un ensemble connoté. Cette connotation générale des énoncés rassemblés en un parcours de lecture manifeste pour certains la preuve d’un certain désordre dans l’organisation du Texte.

    Or le désordre est immanquablement une condition de lisibilité indispensable à la lecture hypertextuelle. Pour que les énoncés s’enchaînent et transforment leur succession en une signification cohérente, il faut qu’à chaque moment du parcours choisi, ces énoncés restent en état d’incomplétude pour se composer. Afin que l’auteur comme le lecteur invente le texte sur écran – avec leurs propres codes et catégories -  l’Hypertexte reste incessamment ouvert au prochain choix énonciatif: il est de fait en perpétuel déséquilibre, jeté et précipité en une chute sans fin..

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    La peau du texte

    février 17, 2008

    Si le texte est défini comme ce qui fait l’objet d’un commentaire, et si la culture du Commentaire qui prévaut depuis des décDerrida_deconstruction_apostropheennies en vient maintenant à s’effacer, alors le texte disparaît - ainsi que Blanchot l’avait lucidement diagnostiqué au milieu du siècle dernier.

    L’existence du texte aujourd’hui est intenable; l’hypertexte prévaut. L’ouverture incessante du texte sur d’autres textes (intertextes) a fini par lui faire la peau.

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    Le sens se construit à la mesure de sa recherche

    février 9, 2008
    Possible_jeu_virtuel L’hypertexte n’est pas la sommation de fragments indépendants.

    Il est une totalité structurée et hiérarchisée qui articule un ensemble de lexies susceptibles de créer de nouvelles significations. Cette totalité détermine toute compréhension et tout projet de sens et d’intelligibilité dans l’Unité recherchée.

    Aussi, l’hypertexte déborde-t-il le présent de son effectuation: il  ne s’accomplit jamais dans le déroulement d’une arborescence préalablement programmée. L’algorithme se contente d’effectuer des possibles préalables. Il s’ouvre cependant, au-delà du mapping que le scripteur/lecteur découvre, à un sens inédit que l’hypertexte invente. Car le sens de l’hypertexte se donne tout entier dans le mouvement de cette futurition du parcours. Là adviennent des fragments, qui au regard de l’historique déployé dans la lecture et l’écriture, se donnent originairement comme impossibles à concevoir;  et même se révèlent comme inattendus dans leur forme et le sens que maintenant ils convoient.

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    Autofiction hypertextuelle

    janvier 22, 2008

    Soi_autofiction_bulle_2

    L’autofiction dans un hypertexte se présente comme une fiction qui s’autogénère, se calcule; une auto-fiction dans un algorithme à défaut d’être en priorité un récit sur soi-même. Un computo à défaut d’un cogito. Dans ce mouvement, ma visée n’est évidemment pas “référentielle” mais réflexive.…(voir l’hypertexte littéraire dans Métabole).

    La fiction dans ce terme d’autofiction ne se situe pas sur le plan de l’identité mais au niveau de la structure narrative dans laquelle naît une voix impossible. Tout est vrai dans l’autofiction, rien n’est inventé, tout est créé.Déjà, l’être de papier fanfaronne, gesticule sur la scène autofictionnelle : il ne pourra jamais avoir lieu dans le quotidien, dans la vie. L’autofiction ne peut pas être une fictionnalisation de soi : car se fictionnaliser, c’est partir de soi pour créer une existence autre, c’est transposer son être dans le champ des possibles qui pourraient / auraient pu avoir lieu dans la réalité. Ambition niaise et ridicule…A tout prendre, l’autofiction, c’est transposer sa vie dans le champ de l’impossible, celui de l’écriture, un lieu qui n’aura jamais lieu… Du livre à l’hypertexte, cet impossible se fait d’une manière autographe (il faut penser et comprendre comment dans l’écriture hypertextuelle)… C’est en quelque sorte, l’énonciation elle seule qui est maintenant fiction sur l’écran.
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